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Envol

Brasiers d’audaces

à la brouille des mirages

ronflants désirs

à puer mes nuits grincheuses

mes instants

larmes de mer fiévreuse

de terre geignant

la sécheresse des saisons

Mes pennes se gonflent

pour un voyage

sans retour

à l’escorte

peines et passions

vers l’horizon

déclin des ombres et des errements

ruines des délires

Bernés dans les déchirements

de l’indigence

comédie d’un ciel perfide

mes rêves ont trop longtemps

baisé les pieds des courants

A quelle sueur

troquer l’enfer

errant aux échos des foulées

A quelle mer

livrer l’enfant

largué au milieu de l’odieuse hamada

Entre soifs et solitudes

j’ai rodé dans la vallée de l’occident

auge

qui gobe la morale du soleil

Fougue des folies

des cauchemars qui au jour

jouent la tragédie des marées barbares

Les ailes s’écrient

l’écroulement des souvenirs

Adieu

nuits

haleine putride

Adieu

pluies

gouttelettes chétives

Choc d’ailes

au décollage du vent

tumultes des illusions

aux gosiers altérés

Mon cœur hurle au zèle

l’étreinte du départ

Derrière ce panorama

crépuscule

buvant la ferveur des ébats

la mémoire contrite brûle

la dépouille d’une mémoire

page d’une histoire fêlée

et la flotte fumeuse

monte au ciel

comme un holocauste

de farouche exorcise.

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Césure entre le délire et le silence des ombres ivrognes

I

Jusqu'à l'épuisement des étincelles
les lumières sont d'ombres et de feux

d'ombres qui pressurent le débit des rayons
de feux qui essuient la colère des bétons
interdits

Il y a des feux qui n'ont pas de reflets

Victoire...

Il tombe des cris déjà
au milieu des mers et des frontières

Toutes ces saisons d'inertie
toutes ces nuits où les ombres
dégradaient le feu dans toutes les tavernes des
cités
toutes ces foulées perdues
toutes ces pertes défoulées par le fourvoiement
des ainés

Il fallait que le jour se lève enfin

 

                                                                  II

Il y a des feux qui n'ont pas de reflets

Victoire Victoire...

Les cris sont au milieu de nous
car l'ombre a été au milieu de la flamme

La pluie puis la paix
le jour se lèvera dans notre prochain rêve
et ce sera le dernier
jusqu'à ce qu'un jour
tout recommence.

© Collinx MONDESIR

Collinx MONDESIR est un jeune écrivain né à Vallières, au Nord-Est d'Haïti, le 17 novembre 1992. Il vit maintenant à Port-au-Prince où il poursuit ses études universitaires.

Collinx MONDESIR est un jeune écrivain né à Vallières, au Nord-Est d'Haïti, le 17 novembre 1992. Il vit maintenant à Port-au-Prince où il poursuit ses études universitaires.

Tag(s) : #Poésie

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